En novembre 2001, Jacques Barou, ethno-sociologue au Centre national de la recherche scientifique, publie cet article sur le site EdusCOL (www.eduscol.education.f).

Il nous y parle de la sociologie de l’alimentation, et bien que le contexte depuis 2001 ai bien évolué, nous avons trouvé ce qu’il y dit encore tout à fait juste. On lis notamment ceci :

« La disparition fréquente de la nécessité d’une préparation des aliments à consommer a contribué aussi à appauvrir considérablement la dimension affective et symbolique de la relation du mangeur à ce qu’il mange. La curiosité intellectuelle que peut susciter la préparation n’a plus de raison d’être quand l’aliment est sans mystère, tout prêt à être
ingurgité. […] La part de sociabilité et de symbolique que comporte l’acte de consommation alimentaire se réduit fortement. On peut dire qu’il y a une crise du sens au niveau de l’acte alimentaire, comme il y en a une à bien d’autres niveaux, dans une société en mutation trop rapide pour identifier des repères stables. »

https://designsocialrecherches.files.wordpress.com/2020/08/sc36c_barou.pdf

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